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26 août 2008 - Coût de la Scolarité 2008
Communiqué de synthèse.
Comme chaque année, ce dossier est le travail des familles de 32 départements en France qui notent leurs dépenses, relèvent les prix et transmettent ces informations au siège national de la CSF.
Le coût de la rentrée scolaire
2008 subira une légère
augmentation de 0.36%. Ce
chiffre pourrait sembler anodin
si nous ne le replacions pas
dans le contexte de baisse de
pouvoir d’achat des familles.
Pour une famille de 3 enfants
avec un SMIC, la rentrée représente
38% du budget de septembre,
contre 35% en 2007.
Les conditions économiques
difficiles feront que la facture
pèsera dans les budgets de
septembre et s’alourdira sans
doute tout au long de l’année.
Ainsi, la moyenne des frais pour
un enfant de CM2 s’élève à
182€, à 348€ en 4ème et à
707€ en BEP.
A l’occasion de cette rentrée
2008 nous constatons que
les aides régionales sont constantes
et notons peu de changement
dans la démarche vers
la gratuité des manuels scolaires
en lycée.
La CSF regrette que ces
dépenses soient financées
sur l’impôt régional et réaffirme
que c’est à l’Etat de garantir
une égalité de traitement
entre les lycéens et les apprentis
sur l’ensemble du territoire
notamment par dotations aux
établissements.
L’importance des dépenses parascolaires traduit le souci des familles pour la réussite scolaire de leurs enfants. Cette inquiétude favorise le développement d’entreprises privées de soutien et de coaching scolaires, ce qui conforte un système scolaire à deux vitesses, principe renforcé par les réductions d’impôts de 50%. Un crédit d’impôt pour les familles non imposables est établi, mais faire l’avance de la totalité de la dépense rend quasi impossible l’accès à ces services pour la plupart de ces familles.
Ces diminutions d’impôts viennent rejoindre l’ensemble des cadeaux distribués aux familles aisées, alors que dans le même temps, le pouvoir d’achat des autres ménages baisse, que le SMIC et les minima sociaux ne connaissent pas de coup de pouce significatif.
La CSF dénonce le simulacre de modulation de l’ARS. Une augmentation de 15€ pour les collégiens et de 25€ pour les lycéens est-ce bien sérieux ? Cette soi-disant modulation représente un coût de 50 millions d’euros alors que le Gouvernement, par le biais de la réforme du supplément d’âge des allocations familiales, économise 250 millions d’euros. Une fois de plus les familles font les frais de la politique gouvernementale.
Les familles les plus modestes ne doivent pas compter sur le soutien des bourses de collège : le 1er taux augmente de 0.75€ ce qui revient à toucher 7.70€ par mois !
La CSF insiste sur la nécessité de baisser la TVA sur les fournitures scolaires à 5,5%. Elle rappelle également sa revendication pour les jeunes de 18 à 25 ans : le Revenu d’Autonomie pour tous les Jeunes (RAJ).
Forte de ces constats, la CSF interpelle le Gouvernement sur sa politique d’aide financière aux familles. Elle rappelle le principe de gratuité de l’école républicaine, principe fortement écorné.



