Allocations familiales dès le premier enfant : première victoire pour La CSF

La Confédération Syndicale des Familles (CSF) salue l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à ouvrir le droit aux allocations familiales dès le premier enfant à charge. Cette mesure, longtemps demandée par notre organisation, marque une avancée symbolique importante : elle reconnaît enfin que les charges liées à l’éducation et à la vie quotidienne d’un enfant commencent dès sa naissance, et non à partir du deuxième.

La CSF salue une victoire sur le champ des politiques familiales
La Confédération Syndicale des Familles (CSF) salue l’adoption en première lecture à l’Assemblée nationale de la proposition de loi visant à ouvrir le droit aux allocations familiales dès le premier enfant à charge. Cette mesure, longtemps demandée par notre organisation, marque une avancée symbolique importante : elle reconnaît enfin que les charges liées à l’éducation et à la vie quotidienne d’un enfant commencent dès sa naissance, et non à partir du deuxième. Mais derrière le symbole, le dispositif actuellement proposé suscite de profondes réserves.

Des montants largement insuffisants
Le barème présenté, de 19 à 75 euros par mois selon les revenus, ne permet pas de répondre aux besoins concrets des familles. À titre de comparaison, le coût moyen d’un enfant est estimé à plusieurs centaines d’euros par mois. Une telle aide, bien que mieux que rien, reste marginale et ne constitue pas un véritable levier de justice sociale.

Une différenciation injustifiée
La CSF dénonce également le caractère différencié du dispositif. En instaurant des montants différents selon les ressources, cette réforme creuse l’écart entre les familles et leurs perceptions mutuelles. Rappelons que les allocations familiales étaient historiquement fondées sur le principe d’universalité, garant d’un traitement égal de toutes les familles face aux charges éducatives.
Nous refusons de voir les allocations familiales devenir un outil d’aide sociale ciblée, alors qu’elles doivent rester un pilier de la politique familiale universelle.

Une réforme à compléter et à corriger
La CSF appelle les parlementaires, et en particulier le Sénat, à revoir ce dispositif afin :
• d’en augmenter significativement les montants,
• d’en uniformise les montants en revanant à un principe d’universalité pour éviter la stigmatisation des familles selon leur niveau de ressources,
• et d’en assurer le financement pérenne sans nuire aux autres prestations familiales.
Ce projet constitue un pas dans la bonne direction, mais il ne saurait être un aboutissement. La justice sociale ne se construit pas avec si peu, mais avec des politiques ambitieuses, lisibles, et équitables. La CSF continuera de porter la voix des familles, en particulier les plus modestes, pour que cette réforme devienne une avancée réelle et partagée par toutes et tous.

CONTACT PRESSE :
Johan Jousseaume
Secrétaire Confédéral – Secteur Education/Famille
jjousseaume@la-csf.org – 07 83 99 38 26