La CSF salue une avancée historique avec l’adoption du droit à l’aide à mourir et le renforcement des soins palliatifs. Elle alerte toutefois sur l’imposition de l’auto-administration et le risque de recul lors de la lecture au Sénat.
La Confédération Syndicale des Familles salue avec espoir l’adoption en première lecture par l’Assemblée Nationale d’un projet de loi créant un droit à l’aide à mourir, ainsi que d’une proposition de loi sur les soins palliatifs. Ce double vote marque une étape historique vers une société plus juste, plus humaine, où la fin de vie n’est plus un angle mort du débat public.
Le texte relatif à l’aide à mourir institue un cadre clair, strict et encadré médicalement, permettant aux personnes majeures, atteintes de maladies graves et incurables, d’exprimer leur volonté de recourir à une substance létale. Ce droit repose sur des critères cumulatifs précis, dans un processus où l’expression du libre arbitre est centrale. C’est une avancée attendue par de nombreuses familles confrontées à la douleur, à la perte d’autonomie et parfois à l’impossibilité de voir respectée la volonté de leur proche.
Une réforme ambitieuse… mais encore fragile
Si La CSF salue le courage politique d’avancer sur un sujet aussi sensible, elle tient à exprimer plusieurs points d’alerte. D’abord, la généralisation de l’auto-administration du produit létal, introduite par amendement gouvernemental, soulève de fortes inquiétudes. Elle risque de placer une charge supplémentaire sur des personnes déjà en grande vulnérabilité. La CSF regrette que cette disposition, pourtant contestée, ait été maintenue.
Par ailleurs, la perspective de la lecture au Sénat, où les équilibres politiques sont différents, laisse planer un risque réel de recul ou d’édulcoration du texte. Il est essentiel que l’esprit du projet respect de la dignité, accompagnement, liberté soit préservé sans compromis.
Enfin, La CSF s’interroge sur l’absence assumée de certains termes forts tels que « euthanasie » ou « suicide assisté ». Ce flou sémantique entretient une ambiguïté entre l’intention affichée de la loi et les réalités concrètes de sa mise en oeuvre.
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Secrétaire Confédéral – Secteur Santé
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