2026, année d’élections HLM

La CSF se mobilise !

Les locataires des bailleurs sociaux vont être appelés aux urnes pour élire leurs représentants (administrateurs).

Deux nouvelles études scientifiques confirment un lien alarmant entre la consommation de conservateurs alimentaires, largement présents dans les produits ultra-transformés, et une augmentation du risque de cancer et de diabète de type 2.

Des travaux menés par l’Inserm, l’INRAE, l’Université Sorbonne Paris Nord, l’Université Paris Cité et le Cnam, à partir des données de plus de 100 000 participants de la cohorte NutriNet-Santé, montrent qu’une exposition élevée aux additifs conservateurs est associée à des risques accrus pour la santé.

  • Étude publiée dans The BMJ :

Les chercheurs montrent que plus on consomme d’aliments industriels contenant des conservateurs, plus le risque de développer un cancer augmente. Certains conservateurs très courants, utilisés notamment dans les plats préparés, les charcuteries ou les produits transformés, sont associés à des hausses importantes du risque de cancer, en particulier du cancer du sein et de la prostate.

  • Étude publiée dans Nature Communications :

Les résultats indiquent que les personnes qui consomment le plus d’aliments contenant des conservateurs ont beaucoup plus de risques de développer un diabète de type 2. Le risque est nettement plus élevé chez celles et ceux qui mangent régulièrement des produits ultra-transformés, riches en additifs utilisés pour prolonger leur durée de conservation.

Ces travaux, les premiers au monde à établir de telles associations à grande échelle, confirment ce que les associations de consommateurs dénoncent depuis des années : les produits ultra-transformés exposent les familles à des risques sanitaires évitables.

La CSF dénonce une inertie politique inacceptable

Alors que ces additifs sont omniprésents dans les aliments industriels, les intérêts économiques de l’agroalimentaire continuent de primer sur la santé publique. Cette situation est d’autant plus injuste qu’elle touche en priorité les ménages modestes, plus exposés aux produits ultra-transformés pour des raisons de prix et d’accessibilité.

La CSF exige :

  • une réévaluation urgente de la réglementation européenne sur les additifs alimentaires,
  • la réduction drastique des conservateurs dans les produits de grande consommation,
  • une information claire et loyale des consommateurs,
  • des politiques publiques favorisant l’accès à des aliments frais, peu transformés et abordables.

La santé des familles ne peut plus être la variable d’ajustement d’un modèle agroalimentaire industriel hors de contrôle.

Sources :

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Antoine Tirot
Responsable Confédéral Consommation/Économie/Environnement
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La Confédération Syndicale des Familles (La CSF), aux côtés de 114 organisations de défense de la santé publique, de l’environnement, des consommateurs, des patients et des usagers, demande le retrait sans délai du projet européen dit « omnibus VII » sur la sécurité des aliments. Ce texte, révélé dans une tribune publiée le 1er décembre dans Le Monde, constitue une attaque d’une gravité inédite contre la protection des familles et des consommateurs européens.

Le projet prévoit notamment la suppression du réexamen périodique – tous les 10 ou 15 ans – des autorisations de mise sur le marché de la grande majorité des pesticides. Une telle mesure reviendrait à accorder des licences à vie à des substances chimiques dont les risques sanitaires sont pourtant largement documentés. Autrement dit : les pesticides resteront autorisés même si de nouvelles études démontrent leur toxicité.

Cette dérégulation massive est inacceptable. Sans cette procédure de réexamen, des produits aujourd’hui interdits continueraient d’empoisonner notre alimentation, notre eau et nos sols : chlorpyriphos (neurotoxique), mancozèbe (perturbateur endocrinien), chlorothalonil (responsable de contaminations massives des ressources en eau), phosmet… Générations Futures a recensé au moins 31 substances qui n’ont été retirées du marché que grâce à ces réexamens depuis 2011.

Alors que plusieurs décisions de justice – dont un arrêt majeur de la Cour administrative d’appel de Paris du 3 septembre 2025 – pointent déjà les lacunes des évaluations sanitaires actuelles, la Commission européenne choisit d’accélérer dans le mauvais sens, au détriment de la santé des familles et des générations futures.

Pour La CSF, ce projet représente un retour en arrière de plus de 30 ans dans la protection des consommateurs. Il privilégie les intérêts de l’industrie chimique au détriment du droit fondamental à une alimentation sûre et d’un environnement sain, particulièrement pour les familles des quartiers populaires qui subissent déjà de plein fouet les inégalités d’exposition aux pollutions.

La CSF appelle à une mobilisation citoyenne massive et demande à la Commission européenne de retirer immédiatement ce projet dangereux et contraire à l’intérêt général. Nous continuerons à nous battre pour une réglementation qui protège réellement les consommateurs, et non les profits d’une poignée d’acteurs économiques.

La santé des familles ne peut pas être négociée.

Lien vers la tribune complète : https://www.lemonde.fr/article-offert/5ffae35b517d-6655514/en-dereglementant-les-pesticides-chimiques-la-commission-europeenne-ferait-reculer-l-europe-de-trente-ans

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Antoine Tirot
Secrétaire Confédéral secteur Consommation/Économie/Environnement

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Le 1er décembre 2025

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La Stratégie Nationale Alimentation Nutrition Climat (SNANC) devait être rendue publique ce vendredi 28 novembre. Deux ans de retard, des consultations citoyennes, trois ministères mobilisés, un texte prêt à sortir… et, à la dernière minute, un veto brutal. Une nouvelle fois. Selon plusieurs sources concordantes, le blocage viendrait du ministère de l’Agriculture – ou plutôt de ce qui est devenu le ministère des lobbies agro-industriels, accroché à un rêve productiviste dépassé qui épuise les agriculteurs et met en danger les consommateurs.

Ce refus de publier la SNANC n’a aucune justification acceptable. Chacun sait que l’urgence climatique, la crise sanitaire liée aux maladies chroniques, l’explosion de la précarité alimentaire et la détresse du monde agricole exigent des décisions fortes, pas des manœuvres politiciennes. Pendant que la société demande des réponses, on enterre une stratégie pourtant mûrie depuis plus de deux ans, appuyée par les connaissances scientifiques, et validée par des milliers de contributions citoyennes.

Et ce n’est pas tout : les produits ultra-transformés, dont on connaît désormais les risques majeurs grâce aux études les plus récentes — notamment celles publiées dans The Lancet — n’apparaissent quasiment pas dans la stratégie bloquée. Une omission gravissime. Alors que la recherche établit clairement leur lien avec les maladies cardiovasculaires, les cancers, l’obésité et la hausse des coûts pour la Sécurité sociale, le ministère préfère protéger les intérêts des géants de l’agro-alimentaire plutôt que la santé des familles. C’est un choix politique lourd de conséquences.

Chaque semaine de retard aggrave la situation :

  • plus d’émissions de gaz à effet de serre,
  • plus de maladies évitables,
  • plus de dépenses publiques,
  • plus de détresse chez les agriculteurs enfermés dans un modèle qui les ruine,
  • plus de ménages contraints de manger mal faute de moyens.

Les institutions scientifiques, elles, sont unanimes : réduction de la consommation de viande, lutte contre la toute-puissance de la publicité alimentaire, régulation drastique des produits ultra-transformés, accès facilité à une alimentation saine et durable pour les ménages modestes. Rien de révolutionnaire — simplement du bon sens et de la santé publique. Ce que refuse aujourd’hui le ministère, c’est de toucher à un système à bout de souffle, tenu par quelques groupes qui ont fait de l’alimentation une industrie toxique.

Il est peut-être naïf de la part de La CSF et de la société civile de continuer à croire que la science fait autorité, à une époque où les faits sont traités comme de simples opinions et où certains s’acharnent à dévaluer le réel pour empêcher toute avancée. Honte à ceux qui organisent ce brouillard volontaire pour que rien ne change.

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Le 1er décembre 2025

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La Confédération Syndicale des Familles (La CSF) exprime son indignation face au rejet par le Sénat, vendredi 21 novembre, de l’article visant à généraliser l’affichage du Nutri-Score sur les emballages alimentaires et à instaurer une taxe pour les entreprises qui refuseraient de l’afficher. Par 212 voix contre 117, les sénateurs ont suivi l’avis du gouvernement, invoquant une prétendue incompatibilité avec les règles européennes.

Il est crucial de rappeler que la mesure rejetée n’était pas une généralisation autoritaire du Nutri-Score, mais un dispositif simple : les entreprises qui n’afficheraient pas le logo auraient été taxées à hauteur de 5 % de leur chiffre d’affaires, avec le produit reversé à l’Assurance-maladie. L’objectif était clair : protéger la santé des consommateurs tout en respectant le cadre légal européen.

Même si le Nutri-Score n’est pas parfait, il constitue un outil scientifiquement consensuel et efficace pour guider les choix alimentaires et prévenir l’obésité, le diabète et les maladies liées à l’alimentation. Pourtant, le gouvernement et la droite sénatoriale refusent de soutenir une mesure simple et consensuelle sur le plan scientifique, préférant céder aux lobbys de l’industrie agroalimentaire plutôt que d’agir pour la santé des familles et des consommateurs. C’est tout simplement honteux.

La Confédération Syndicale des Familles appelle à un retour rapide sur ce dispositif dans les négociations parlementaires, afin que le Nutri-Score puisse enfin jouer pleinement son rôle de protection des consommateurs et d’outil de prévention sanitaire, et que les sénateurs agissent enfin pour la santé publique et non pour les intérêts industriels.

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Le 25 novembre 2025

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Invisible, incolore, sans goût ni odeur, l’hexane est un solvant dérivé du pétrole massivement utilisé par l’industrie agroalimentaire pour extraire les huiles végétales (colza, soja, tournesol) et fabriquer les tourteaux destinés à l’alimentation animale. Ce procédé chimique, bien connu depuis les années 1930, permet d’augmenter le rendement des industriels — mais au prix d’une contamination silencieuse de toute la chaîne alimentaire.

Résultat : du beurre, du lait, du poulet ou encore des huiles consommées chaque jour contiennent des résidus d’hexane, comme l’ont révélé récemment Greenpeace et plusieurs études de l’INRAE.

Ce solvant est aujourd’hui classé « neurotoxique avéré » par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et suspecté d’altérer la fertilité et le développement embryonnaire. L’ANSES, l’INRAE et de nombreux chercheurs alertent depuis des années sur ses effets sur le système nerveux, la reproduction et les troubles endocriniens.

Malgré ces alertes, aucune réévaluation sérieuse des risques n’a été menée depuis près de trente ans, et la réglementation européenne repose encore sur des données industrielles obsolètes datant de 1996. Pire : l’hexane échappe à tout étiquetage, car il est considéré comme un simple « auxiliaire technologique ». Les consommateurs, eux, ne peuvent ni le repérer, ni s’en protéger.

Pour La CSF qui défend le droit des familles à une alimentation saine, durable, transparente et accessible, cette situation est intenable.

Aucun argument économique ne peut justifier l’usage d’une substance pétrochimique neurotoxique dans nos assiettes.

La CSF exige :

  • L’interdiction immédiate de l’hexane dans toute la chaîne alimentaire
  • La mise en place d’un étiquetage clair indiquant les procédés d’extraction utilisés pour les huiles

Les familles ne doivent plus être les cobayes d’un système agro-industriel qui place le profit avant la santé.
Le gouvernement doit appliquer le principe de précaution et agir dès maintenant.

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Antoine Tirot
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Le 9 octobre 2025

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Le Gouvernement veut faire disparaître l’INC et son magazine 60 Millions de Consommateurs dans le projet de budget 2026.
L’INC, installé en 1966, rempli des missions d’intérêt général, d’information et d’éducation des Consommateurs et réalise des études techniques, juridiques et économiques relatives à la Consommation, en lien avec les associations de défense des consommateurs agréées.
Dans la période actuelle, l’INC est un contre-pouvoir aux moyens limités face aux producteurs et aux distributeurs. La Santé et la Sécurité des Consommateurs sont en jeu au moment où les fraudes explosent. Les arnaques et les tromperies se multiplient…
Nous, organisations de consommateurs, nous opposons totalement à ce projet dangereux et rétrograde pour les Consommateurs et leurs organisations.
Nous soutenons pleinement les salariés de l’INC et nous lançons un appel aux parlementaires, aux syndicats, aux associations et aux citoyens pour s’opposer par tous les moyens à la fermeture de l’INC et de 60 Millions de Consommateurs !
Le maintien d’une politique de protection des consommateurs et même son renforcement est une nécessité.
Ensemble, Sauvons l’INC et son magazine 60 Millions de Consommateurs.

Signataires : ACLC, ADEIC, AFOC, LEO LAGRANGE, AFL, AFC, La CNL, La CSF, Familles de France, FNAUT, Foodwatch, INDECOSA-CGT, UNAF

CONTACT PRESSE :
Jean-Pierre BEQUET
06 07 39 89 80

Le 6 octobre 2025

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La CSF salue la décision du Conseil constitutionnel de censurer l’article de la loi Duplomb qui visait notamment à réintroduire l’acétamipride (un pesticide de la famille des néonicotinoïdes), ainsi que les semences traitées avec cette substance. Cette décision est une victoire historique pour la santé publique, la biodiversité et pour toutes celles et ceux qui se sont mobilisés contre ce retour en arrière inacceptable.

Le Conseil constitutionnel a rappelé des évidences trop souvent ignorées : les néonicotinoïdes présentent des risques majeurs pour les pollinisateurs, les oiseaux, la qualité de l’eau et des sols, et pour la santé humaine. Il a également souligné que les dispositions prévues dans la loi pour encadrer cette réintroduction étaient insuffisantes et contraires à la Charte de l’environnement, qui garantit à chacun le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Pour La CSF, cette censure est un soulagement. Elle confirme que la mobilisation des associations, des scientifiques, des médecins et des citoyens peut porter ses fruits. Elle protège, au moins partiellement, les consommateurs et les générations futures du retour d’un pesticide dangereux déjà largement documentés comme nocif.

Ce débat aura aussi révélé l’ampleur de la désinformation déployée par le gouvernement, ainsi que par la droite et l’extrême droite, pour minimiser voire nier la dangerosité de l’acétamipride. Présenter un produit connu pour ses impacts graves sur la biodiversité et suspecté d’effets sur la santé humaine comme « sans danger » est une manipulation inacceptable, qui affaiblit la confiance des citoyens dans les institutions et empêche un débat démocratique éclairé.

Nous regrettons cependant que le Conseil constitutionnel ait validé les autres dispositions de la loi Duplomb, notamment celles qui concernent l’élevage industriel et les mégabassines, qui représentent elles aussi des menaces graves pour l’environnement, les ressources en eau et le bien-être animal.

La CSF poursuivra son action pour :

  •  Obtenir l’interdiction totale de tous les néonicotinoïdes et substances similaires,
  • Défendre des modèles agricoles respectueux de la santé, des familles, des paysans et de la biodiversité,
  • Protéger les consommateurs contre les effets à long terme de l’agriculture chimique intensive.

Nous le redisons avec force : la santé des consommateurs, la protection de la nature et la justice sociale ne doivent pas être sacrifiées sur l’autel des intérêts économiques de l’agrobusiness.

CONTACT PRESSE :
Antoine Tirot
Responsable – Secteur Consommation/Économie/Environnement
atirot@la-csf.org – 07 49 35 31 65

 

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