Le secteur Consommation de La CSF, en partenariat avec le RES (Réseau Environnement Santé), organise un webinaire en santé environnementale sur le thème : Perturbateurs Endocriniens : quels risques pour la santé de l’enfant ?

 

Mardi 13 avril 2021 de 18 H 30 à 20 H 30

EVENEMENT REPORTE – NOUVELLE DATE A VENIR

Un focus sera fait sur les phtalates, ces substances extrêmement préoccupantes qui contaminent notre quotidien. Le webinaire sera animé par André Cicolella, chimiste, toxicologue et président du Réseau Environnement Santé.

Le webinaire est ouvert à tous.

| Déroulement du webinaire |

Accueil à partir de 18 H 15
Introduction par La CSF à 18 H 30
Conférence de 18 H 40 à 19 H 30
Echanges de 19 H 30 à 20 H 30

L’action du gouvernement est insuffisante !

La Confédération Syndicale des Familles déplore les conséquences de la crise sanitaire pour les jeunes. En effet, la pandémie Covid-19 a renforcé les inégalités et l’appauvrissement des familles populaires. En première ligne, on retrouve les 18 – 25 ans, ceux qui ne peuvent compter sur l’appui financier de leur famille et sur les petits boulots, assurant jusqu’ici leur survie.

Le 24 février 2021, La CSF a rencontré Remi Cardon, sénateur porteur de la proposition de loi de mise en place du « RSA jeune ». L’Assemblée Nationale l’a rejeté et le gouvernement propose une extension de 6 mois de la « Garantie Jeune » et de rares primes exceptionnelles.
La CSF trouve ces solutions insuffisantes et constate que les responsables politiques ne prennent pas la mesure de la gravité de la situation.
Trop de jeunes sont contraints de renoncer à leurs études, ou apprentissages. Certains ont perdu leur emploi et se retrouvent sans solution. Des enquêtes montrent que plus de 40 % d’entre eux ont développé des troubles anxieux et dépressifs (contre 9 % avant la crise).

La CSF revendique un Revenu d’Autonomie du Jeune (RAJ)

Depuis de nombreuses années, La CSF revendique la création d’un revenu pour les jeunes qui s’inscrivent dans un parcours social et professionnel. Un accès à l’autonomie financière progressive, avec le respect d’un contrat d’accompagnement et l’ouverture de droits propres (couverture sociale, logement…).
Les personnels compétents existant déjà, la gestion d’un tel dispositif demande une coordination des services sociaux et administratifs chargés de l’éducation, l’orientation, et de la formation des jeunes.

La CSF rappelle que l’avenir de notre pays repose notamment sur notre capacité à accueillir et à accompagner nos jeunes dans leur projet de vie.

 


Communiqué de Presse / Format PDF

Dossier ‘RAJ . Revenu pour l’Autonomie des Jeunes’ / Format PDF


 

Johan Jousseaume . Responsable secteur Familles
jjousseaume@la-csf.org
07 83 99 38 26

Charlotte Barre . Chargée de mission Familles
cbarre@la-csf.org
06 84 15 54 89

Le 8 avril 2021 sera débattu à l’Assemblée nationale une proposition de loi portée par Olivier Falorni pour une « fin de vie libre et choisie. »

La Confédération Syndicale des Familles (La CSF) est consciente que cette proposition suscitera un débat au sein de l’assemblée nationale et de la société, tout comme dans son mouvement familial.
Dans ce contexte, elle rappelle son positionnement porté depuis 2018, suite aux débats sur la loi bioéthique.

La CSF est favorable à une loi qui permet d’anticiper sa fin de vie avec une demande personnelle écrite et modifiable, comme pour les directives anticipées. En ce sens le terme fin de vie libre et choisie semble plus adéquat et moins choquant que l’Euthanasie ou suicide assisté.

En complément de cette problématique, La CSF tient à rappeler l’importance des services de soins palliatifs, dont la mise en place permet aux patients d’avoir une fin de vie digne et aux familles de vivre le deuil plus sereinement. Il faut continuer leur développement sur tout le territoire. Pour que les personnes qui le souhaitent puissent avoir accès à une fin de vie choisie et libre, il faut aborder ces deux axes, qui sont complémentaires et indissociables.

La CSF soutient cette proposition de loi et restera attentive aux dispositifs mis en place sur la fin de vie.


Communiqué de Presse / Format PDF


Johan Jousseaume . Responsable secteur Familles
jjousseaume@la-csf.org
07 83 99 38 26

Charlotte Barre . Chargée de mission Familles
cbarre@la-csf.org

Une nouvelle émission de CONSOMAG avec La CSF est disponible sur le site de l’INC.

Expliqué dans l’émission par Camille GIRAUDET, Chargée de mission à La CSF et présenté dans le texte de l’INC ci-après : il est tout à fait possible de faire les démarches vous-même !

“Lorsque vous achetez un véhicule d’occasion, vous devez entreprendre des démarches pour obtenir une carte grise à votre nom. Les démarches sont gratuites. Il est donc inutile de faire appel à un service payant.

Sur internet, de nombreux sites proposent de faire ces démarches à votre place, moyennant finances. Il faut être vigilant car ces sites se présentent comme étant habilités par la préfecture ou le Trésor public et les avis négatifs et les litiges sur ces sites de cartes grises sont nombreux.

Si cela vous rassure malgré tout de faire appel à un service payant pour obtenir votre nouvelle carte grise, il est recommandé d’être attentifs aux avis sur le site choisi. Vérifiez les conditions générales de vente et surtout le chapitre sur le droit de rétraction. Certains sites induisent les consommateurs en erreur en leur faisant croire qu’ils ne disposent pas de ce droit. Ne renoncez à ce droit que si le site vous semble sérieux.

Lors de la phase d’envoi, vérifiez que vous avez donné tous les papiers demandés, listez les pièces dans votre courrier d’envoi. Gardez une copie du courrier. Il faut faire attention lors de cette phase, car beaucoup de sites facturent des frais de gestion lorsque le dossier est incomplet, d’environ une dizaine d’euros. Ne tardez pas pour faire les démarches. L’acheteur du véhicule d’occasion doit procéder à l’immatriculation du véhicule dans un délai de un mois suivant la date d’achat.

L’automobiliste peut entreprendre les démarches par lui-même sur le site ANTS… l’Agence nationale des titres sécurisés. C’est la meilleure façon d’éviter les risques de surcoût. Seul le montant de la carte grise est demandé. Cette procédure permet aux usagers de gagner un temps précieux dans la réalisation des formalités, ainsi que d’éviter les fraudes.”


‘La CSF à CONSOMAG’ ! Redécouvrez toutes les émissions avec La CSF

Un collectif d’associations citoyennes de défense de l’environnement, des consommateurs, des usagers de santé, d’associations familiales et de professionnels, et de syndicats, demande au Président de la République de mettre la santé environnementale au cœur du système de santé.

Les  données scientifiques sur l’impact des pollutions sur la santé n’ont jamais été aussi nombreuses et pourtant les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des enjeux, à l’image du Plan cancer 2021-2030, qui fait l’impasse sur la dimension environnementale.

Les associations demandent des mesures concrètes.

Santé environnementale : l’activité humaine à l’origine de pollutions multiples
Le changement climatique n’est pas la seule conséquence de l’activité humaine. Mauvaise qualité de l’air, bruit, champs électromagnétiques, dégradation progressive des ressources et de la qualité de l’eau, aliments ultra-transformés, perturbateurs endocriniens, métaux lourds, produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR)… Les substances extrêmement préoccupantes qui nous environnent sont reliées à l’incroyable développement des maladies chroniques depuis l’après-guerre, et en particulier en ce début de XXI e siècle.

Des pollutions qui nous rendent malades
Cancers, obésité, diabète, troubles de la reproduction, du comportement, maladies neurodégénératives… L’explosion des maladies chroniques est liée principalement à ces pollutions invisibles que nous avons créées.

Le nombre des affections de longue durée (ALD) pour ces maladies a doublé entre 2003 et 2017 et les enfants ne sont pas épargnés. Chaque année en Europe, plus de 6 000 enfants décèdent des suites de cancers — dont plus de 500 en France — soit l’équivalent de 240 classes d’école.

Une vulnérabilité accrue face aux nouveaux virus
La pandémie de Covid-19 a révélé la vulnérabilité particulière de celles et ceux qui souffraient d’affections sous-jacentes. Il n’est donc pas possible de s’en tenir à une analyse simpliste qui relie uniquement à l’âge la vuln érabilité à la Covid-19 alors que ce sont au moins tout autant les facteurs de comorbidité liés aux maladies chroniques qui favorisent la gravité de la maladie.

Réduire les pollutions pour prévenir les maladies et protéger l’environnement
En France, il existe des « Plans Nationaux Santé Environnement » destinés à mieux comprendre l’impact des pollutions sur la santé et surtout à les réduire à la source. Après plus de 15 ans d’existence, ils ont pour l’instant échoué à protéger efficacement notre santé. Des propositions intéressantes ont été récemment formulées par une commission d’enquête parlementaire. Les associations demandent des actions fortes sur tous les plans concernant la santé environnementale : agriculture, alimentation, santé, formation, produits de consommation, biodiversité, transports, logements, aménagement du territoire, etc. Une manière d’éviter de nouvelles crises, et de réduire les inégalités croissantes.


Communiqué de Presse / Format PDF

Courrier au Président de la République / Format PDF


| Contact presse |

Nicolas NAMUR – 06 50 37 40 25
nicolas.namur@reseau-environnement-sante.fr

Ce mardi, dans son édition du journal national, France 3 diffusait un reportage sur l’état des logements dans le quartier de la Duchère à LYON.

Interpellés par les habitants, La CSF de la Métropole de Lyon et du Rhône a constaté l’état d’insalubrité des logements et le non-respect criant du décret de décence (Site web de La CSF de la Métropole de Lyon et du Rhône) Sans intervention de la part du bailleur Grand Lyon Habitat malgré de nombreuses demandes, La CSF a fait appel aux médias pour faire connaître la situation de ces trop nombreuses familles délaissées par leur bailleur, avec l’espoir que leurs appels à l’aide soient enfin entendus

La CSF dénonce ici des situations indignes qui aggravent les risques de décrochages dans les quartiers populaires.

Elle constate que la mission d’intérêt général et la rigueur professionnelle dont se doit un bailleur sont largement entachés et souhaite s’engager et mobiliser l’ensemble des acteurs de l’habitat afin de fournir une réponse globale et juste auprès de ces familles déjà bien trop en souffrance.

Le reportage est disponible sur le site Web de France 3 : “Lyon : dans certains immeubles HLM vétustes, des habitants doivent vivre sans eau ni chauffage

C’est avec une grande émotion et une immense tristesse que le Conseil Confédéral réuni ce 29 janvier 2021 a appris le décès de Marie-Françoise MARTIN, Présidente de La Confédération Syndicale des Familles.

Elue Présidente Confédérale au Congrès de Lyon en Mai 2009, c’est avec énergie et générosité que Marie-Françoise a mené ses responsabilités. Durant toutes ces années elle s’est investie aux côtés de l’équipe confédérale, s’impliquant dans le travail de chaque secteur et à l’écoute de chaque salarié.

Militante du secteur Education, elle y a apporté en tant qu’institutrice retraitée son expérience et son savoir-faire de créatrice de structures de la petite enfance et de gestionnaire de centres de loisirs, puisés dans les actions de son association locale, La CSF d’Ille-et-Vilaine. Sa capacité à prendre du recul et analyser situations, propositions, actions, était précieuse et forçait l’admiration.

Marie-Françoise était aussi administratrice de l’UNAF, où elle a pu exprimer la voix des familles et défendre les valeurs de justice sociale, ligne forte de notre organisation.

Grande humaniste, elle a tenu à œuvrer sans relâche dans le respect de l’éthique de notre organisation car elle croyait en la capacité de chacun à s’approprier sa vie et à agir pour faire ensemble. Elle avait un grand souci de laisser leur place aux familles, en particulier aux jeunes.

Lorsqu’elle n’était pas à Paris au siège de la Confédération, Marie-Françoise était sur le front au niveau local, en tant que Co-Présidente de l’UD CSF 35. Activement et avec un dévouement sans faille, elle consacrait son temps à l’animation des centres de loisirs, la gestion des structures de petite enfance et la formation de jeunes au BAFA.

Son engagement a été récompensé en Juin 2015, lorsque nommée au grade de Chevalier, elle a reçu des mains du président de l’UNAF la décoration de la Légion d’Honneur, qui venait ainsi consacrer son parcours exceptionnel de militante engagée de longue date au service des familles.

Marie-Françoise nous manquera à jamais mais son héritage sera perpétué. Toute notre compassion et nos pensées les plus chaleureuses vont vers sa famille, tout particulièrement vers Jacques son époux, leurs enfants et petits-enfants.


La CSF . lacsf@la-csf.org

Photo d’illustration de Alina Lomilova provenant de Pexels

Une vaste campagne de sensibilisation est lancée à partir du 27 janvier dans la presse quotidienne régionale et nationale et sur les réseaux sociaux pour tirer un signal d’alarme.

Face à l’urgence de la situation, à la détresse des salariés, aux atermoiements du Gouvernement, les 4 fédérations du secteur associatif de l’aide, de l’accompagnement et des soins à domicile ont décidé d’unir leurs forces en lançant à partir du 27 janvier, une vaste campagne de communication. Réalisée avec le soutien d’Aesio et de la Macif, cette campagne appelle les Français à les soutenir en interpellant directement leurs élus.

Alors que 80 % des Français souhaitent vieillir à domicile, il est déjà impossible, faute de personnel et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap, et des familles en difficulté.
Oubliés des pouvoir publics depuis de trop nombreuses années, l’aide et le soin à domicile ont urgemment besoin de financements et d’une loi Grand âge et autonomie ambitieuse pour continuer à accompagner les plus fragiles.

Cette campagne appelle les Français à interpeller leurs élus, via une plateforme dédiée (www.urgencedomicile.org), afin de soutenir les structures et les salariés du domicile autour de trois principales revendications :

1/ Une loi grand âge et autonomie ambitieuse

Attendue depuis plusieurs années, promise par le Président de la République en 2019 et sans cesse repoussée, cette loi doit, en urgence, répondre aux défis du grand âge. La crise sanitaire a remis en exergue cette impérieuse nécessité ! Les fédérations associatives du domicile demandent une mise en œuvre de cette loi Grand âge avant l’été 2021.

2/ L’impérative revalorisation des métiers de la branche de l’aide à domicile

A l’heure actuelle, le salaire net moyen des salariés qui interviennent à domicile est de 970 € par mois.
Les métiers du domicile ne sont plus attractifs alors qu’ils sont indispensables au maintien du lien social ! Ce niveau de salaire découle des politiques publiques qui s’imposent aux structures des 4 fédérations.

3/ Des financements pour couvrir les besoins et accompagner les évolutions des services.

Les financements octroyés par les pouvoirs publics ne permettent pas de couvrir les coûts de la plupart des structures existantes, ce qui menace leur pérennité. De plus, les besoins des personnes en perte d’autonomie, qu’elles soient âgées ou en situation de handicap, sont de plus en plus importants, du fait du vieillissement de la population, d’une volonté de choisir son lieu de vie et d’être accompagné à domicile dans la diversité de ses besoins.

La crise sanitaire a permis un début de reconnaissance pour ces intervenants à domicile en 1ère ligne, mais le temps des annonces, les reports successifs de décisions sur la future loi Grand âge ou la revalorisation des salaires et les allers-retours sans fin entre le Gouvernement et les départements pour assurer les financements nécessaires doivent cesser. Il est aujourd’hui urgent de mobiliser toutes les forces en présence pour soutenir le secteur et prendre à bras le corps le défi du vieillissement de la population.


Communiqué de presse / Format PDF


Quelques chiffres clés sur le secteur non-lucratif de l’aide, de l’accompagnement, des soins et services à domicile

1,6 million de personnes accompagnées chaque jour partout en France.
5 000 structures associatives regroupées au sein des 4 fédérations du domicile (Adedom, ADMR, FNAAFP/CSF, UNA).
225 000 salariés, dont 96,5 % sont des femmes.
86 % des salariés sont en CDI.
Salaire moyen de 970 € nets mensuels pour l’ensemble des 200 000 intervenants à domicile (aides à domicile, auxiliaires de vie sociale, aides-soignantes…) ; pour la catégorie des aides à domicile, 140 000 salariés, ce salaire moyen est de 890 €.
Un objectif de plus de 20 000 recrutements par an (impossible à atteindre dans le contexte actuel).
80 % des Français souhaitent pouvoir vieillir à leur domicile.

| Contacts presse |
Adédom : David Zeisler | d.zeisler@adedom.fr | 01 40 84 68 79
ADMR : Jean-Philippe Lecocq | jplecocq@agence-profile.com | 06 87 08 13 48
FNAAFP/CSF : Elsa Despoisse | edespoisse@fnaafp.org | 06 77 05 36 87
UNA : Capucine Tillous-Borde | c.tillous-borde@una.fr | 01 49 23 71 54 | 06 82 76 41 41

La Cour des comptes a rendu public le 7 janvier 2021 le référé qu’elle a adressé au premier ministre au sujet de la politique menée en faveur « du logement d’abord ».

La CSF partage le constat de l’insuffisance d’offre de logements abordables dans les territoires tendus pour répondre à la paupérisation de la société. Les choix budgétaires des différents gouvernements depuis plus de 30 ans ont conduit à privilégier les aides à la personne au détriment de l’aide à la pierre. Les conséquences de cette doctrine ont conduit l’Etat à perdre sa maîtrise de l’aménagement du territoire et produire des logements sociaux à un niveau de loyer trop élevé afin d’atteindre l’équilibre des opérations des constructions neuves.

La CSF s’indigne des solutions proposées par la Cour des Comptes consistant à mettre en place un bail à durée déterminée pour accroître l’offre de logements abordables en faveur des publics précaires. De même, la préconisation de spécialiser la production du parc social aux seuls bénéfices des publics les plus précaires mettrait à mal la promesse républicaine de mixité sociale.

Porter atteinte au droit du maintien dans les lieux dans le parc social pour accueillir les publics précaires revient à mettre en concurrence les catégories sociales modestes avec les plus démunis. La justice sociale et la politique du droit à la ville nécessitent un renforcement de la solidarité nationale garantissant la cohésion des territoires.

La CSF rappelle que la politique du logement est bénéficiaire pour les comptes de l’Etat à hauteur de 30 milliards d’euros, alors que la loi de finances de 2019 à instaurer son désengagement financier total auprès du Fonds National de l’Aide à la Pierre (FNAP).

La CSF revendique que l’Etat :
– reprenne le financement de l’Aide à la Pierre à hauteur des besoins afin de produire en nombre des logements sociaux dont les loyers correspondent aux capacités de paiement des publics modestes et précaires
– Régule le marché privé dans les territoires tendus par l’encadrement des loyers et du foncier.


Communiqué de Presse / Format PDF


Romain BIESSY . Secrétaire Confédéral – Secteur Habitat
rbiessy@la-csf.org    01.44.89.86.89

En ces temps sanitaires compliqués qui mettent en lumière les problèmes rencontrés dans le système de santé, La Confédération Syndicale des Familles est signataire d’une Tribune commune à plusieurs associations sur la nécessité d’un Ségur de la santé axé autour de la santé environnementale, publiée ce mercredi 9 décembre 2020 dans le journal ‘LIBERATION’ et dont voici le contenu :


…” Le contexte de l’après COVID doit nous conduire à repenser notre politique de santé pour la fonder sur l’approche One Health (Un monde, une santé) et faire face au défi de la résurgence de nouvelles crises sanitaires d’origines infectieuses face auxquelles nos organismes seront fragilisés si nous n’agissons pas sur notre environnement. Si le système de soin a résisté à la crise, avec difficulté et grâce au dévouement d’un personnel soignant en grande souffrance, il est urgent de le soulager du poids croissant des maladies chroniques pour établir le second pilier du système de santé complémentaire du système de soin : la santé environnementale.

Le 9 décembre 2020, alors que s’achève la consultation citoyenne sur le 4e Plan National Santé Environnement (PNSE 4) et tandis que le Groupe Santé Environnement (GSE) se réunit pour discuter des 19 actions proposées, nous, associations citoyennes de défense de l’environnement, des consommateurs, des usagers de santé, associations familiales et de professionnels, et syndicats demandons une révision profonde du PNSE 4 en renforçant très fortement le domaine de la santé environnementale afin de tirer les leçons de la crise sanitaire actuelle. Nous appelons à une large mobilisation citoyenne pour exiger que la santé environnementale soit au cœur de nos politiques publiques.

La crise sanitaire actuelle oblige à en analyser les causes pour apporter les corrections qui s’imposent et éviter, ou au moins limiter, l’impact des futures crises, dont chacun a bien compris qu’elles sont plus que probables. Selon l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), plus de 70 % des infections émergentes apparues au cours des 40 dernières années sont des zoonoses, autrement dit des maladies infectieuses animales transmises à l’être humain, parmi lesquelles le SARS-Cov-2, le virus à l’origine de la COVID-19. La biodiversité, massivement détruite par l’activité humaine, ne joue plus son rôle protecteur et le dégel du pergélisol lié au dérèglement climatique pourrait libérer des virus inconnus.

La croissance régulière de l’apparition de ces nouveaux agents infectieux depuis l’après-guerre témoigne d’un phénomène de fond qui ne pourra que s’amplifier au cours des décennies à venir. En 2006, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l‘agriculture (FAO) en posait le diagnostic : altération des habitats forestiers, urbanisation, intensification de l’agriculture. En 2016, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) considérait que le développement des maladies zoonotiques avait pour origine un problème environnemental, concluant que « le risque élevé de crises sanitaires majeures est largement sous-estimé ».

Si la naissance des zoonoses apparaît liée à la biodiversité, les conditions de leur développement procèdent d’une part de la mondialisation des échanges, d’autre part de la fragilisation des populations engendrée par les maladies chroniques. C’est ce qu’a résumé Hans P. Kluge, directeur de l’OMS Europe, dans une tribune publiée par le Lancet, dans laquelle il confirme que la pandémie de COVID-19 a révélé la vulnérabilité particulière de celles et ceux qui souffraient d’affections sous-jacentes et que la prévention, le contrôle de l’obésité et des Maladies Non Transmissibles sont essentiels pour se préparer aux menaces futures pour la santé publique.

Il n’est donc pas possible de s’en tenir à une analyse simpliste qui relie uniquement à l’âge la vulnérabilité à la COVID-19 alors que ce sont au moins tout autant les facteurs de comorbidité liés aux maladies chroniques qui favorisent voire développent la gravité de la maladie : obésité, diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires. En France, les dernières données de Santé Publique France montrent que 88 % des personnes hospitalisées (48 % sont des personnes atteintes d’obésité) et 94 % des personnes décédées de la COVID-19 souffraient d’un ou plusieurs de ces facteurs de comorbidité. Or le nombre des Affections de Longue Durée (ALD) pour ces maladies a doublé entre 2003 et 2017, ce qui signifie que le risque d’être sévèrement touchés et d’en décéder a progressé dans cette proportion.

Nous savons aujourd’hui de manière largement documentée que les environnements toxiques dans lesquels nous évoluons en ville et à la campagne sont pathogènes : mauvaise qualité de l’air, bruit, dégradation progressive des ressources et de la qualité de l’eau, aliments ultra-transformés, perturbateurs endocriniens, métaux lourds, CMR, HAP, etc. Les substances extrêmement préoccupantes qui nous environnent sont reliées à l’incroyable développement des maladies chroniques depuis l’Après-Guerre, et en particulier en ce début de XXIe siècle. La Commission européenne s’est positionnée sur un objectif de « Zéro pollution d’ici 2030 ». Le Président Emmanuel Macron lui-même a évoqué cette échéance dans sa déclaration du 3 septembre dernier : « Cette stratégie que nous allons lancer, ça n’est pas une stratégie pour faire face aux difficultés du moment. Non, c’est pour préparer la France de 2030 ».

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Europe, dès 2006, puis l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), en 2011 et 2018, qualifiaient le développement des maladies chroniques d’« épidémie ». L’ONU a repris les objectifs du millénaire pour le Développement durable, à savoir la diminution de la mortalité prématurée liée aux maladies chroniques de 30 % et l’arrêt de la progression de l’obésité et du diabète d’ici 2030. Il est urgent d’agir pour faire régresser ces maladies tant pour favoriser la qualité de vie de nos concitoyennes et concitoyens, notamment en accroissant leur espérance de vie en bonne santé et en les protégeant de la perte de leurs proches, tout particulièrement insupportable lorsqu’il s’agit de leurs enfants, que pour rendre leurs organismes plus résistants face aux nouveaux virus émergents.

C’est pourquoi nous avons été surpris et choqués de voir publier en décembre une version du PNSE 4 correspondant à des travaux préparatoires remontant à juin 2019, sans faire référence à ces engagements, sans tenir compte des leçons de la crise sanitaire et sans prendre en considération la crise climatique, comme si celle-ci n’imposait pas de penser notre environnement pour y faire face et de réinterroger notre système agricole et alimentaire. En outre, malgré les critiques émises sur la façon de concevoir les précédents plans, à savoir l’absence d’indicateurs permettant de quantifier les progrès et de moyens dédiés, cette version reste construite selon la même logique. Face aux enjeux, il est clair que ce n’est pas suffisant.

Cette faiblesse propositionnelle n’est pas un phénomène isolé. En témoignent les résultats décevants des États Généraux de l’Alimentation et la quasi-absence de la prise en compte des enjeux de la contamination chimique de l’alimentation, les décisions telles que la réintroduction des néonicotinoïdes, le déploiement de la 5G avant même l’évaluation de ses risques par l’ANSES ou encore la tenue d’une réunion du comité de suivi de la Stratégie Nationale sur les Perturbateurs Endocriniens (SNPE), le 13 octobre dernier, réduite aux seules administrations et donc sans que les associations qui portent la volonté citoyenne d’un environnement plus favorable à leur santé y soient conviées. Quant au Ségur de la santé, il a abouti à des résultats plutôt décevants pour le personnel soignant et n’a pas pris en compte la santé environnementale alors que la crise sanitaire était l’occasion d’organiser un véritable Ségur de la Santé Publique et de la Santé environnementale. Ce sont autant de signaux négatifs qui vont dans le même sens d’une vision décalée par rapport aux enjeux et d’un recul démocratique.

Cet objectif doit faire l’objet d’un débat démocratique. C’est pourquoi nous sollicitons toutes les forces citoyennes et politiques pour qu’elles fassent de la santé environnementale un axe majeur de leurs exigences et de leurs propositions pour les prochaines échéances démocratiques à venir et qu’elles la considèrent à sa juste proportion parmi les préoccupations de la population, ainsi que dans sa corrélation avérée aux inégalités sociales. Nous appelons à la mobilisation citoyenne afin de porter cette promotion de la santé environnementale à tous les niveaux de décisions, qu’ils soient politiques, institutionnels ou industriels, avec l’objectif fondamental de faire disparaître de notre environnement les éléments pathogènes qui nous rendent infertiles, engendrent les maladies chroniques qui nous fragilisent face aux nouveaux virus, qui nous handicapent et qui nous tuent …”


Voir la tribune commune et les signataires / Format PDF


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