Le masque s’est progressivement imposé comme un instrument indispensable de lutte contre le COVID-19. Les obligations de port du masque se sont étendues à tout l’espace public et pour tous, jusqu’aux enfants dès le CP depuis le mois de novembre.

Or cette obligation pèse lourd dans le budget des familles : une famille de 4 personnes doit débourser minimum 200 euros par mois pour des masques jetables. Le masque est ainsi devenu un bien de première nécessité, mais de luxe, à 2400 euros par an pour les familles !

Comment l’État peut-il faire peser aussi lourdement sur le budget de sa population une obligation qui lui incombe à savoir, garantir à tous, sans distinction de moyens, le droit fondamental à la santé ?
Pour rappel, l’article 11 du Préambule de la Constitution de 1946 impose à l’État l’obligation de protéger la santé de ses citoyens. Cette obligation a valeur constitutionnelle. Quand elle n’est pas respectée, l’État engage sa responsabilité comme le rappelle le Code de la santé publique.

La CSF ne peut pas tolérer qu’il existe une quelconque discrimination dans la protection de la santé accordée aux citoyens : les capacités financières des uns et des autres ne doivent jamais entrer en ligne de compte quand il s’agit de santé. Il nous est intolérable que la protection face à la pandémie soit circonstanciée à la taille du porte-monnaie des familles.

La CSF rappelle que la santé n’a pas de prix et ne devrait jamais en avoir. C’est pourquoi la CSF réclame partout, pour tous, et par tous les moyens la gratuité des masques. Il en va de l’intérêt public et d’une certaine vision du droit à la santé qui nous est chère : il est un droit des plus fondamentaux, celui d’où découle tous les autres, et doit, en conséquence, être absolument protégé.


Communiqué de Presse / Format PDF


Elsa COHEN . Secrétaire Confédérale – Secteur Consommation
ecohen@la-csf.org
Laura GERARD . Chargée de Mission – Secteur Consommation
lgerard@la-csf.org

Face à la recrudescence de l’épidémie COVID-19, le président de la République a décrété un nouveau confinement effectif depuis le 30 octobre.
L’exception faite pour les écoles, collèges et lycées et la possibilité pour les enfants et jeunes de poursuivre une scolarité apparaît, pour La CSF une mesure de bon sens.

L’éducation est une priorité, le maintien des cours en présentiel est essentiel
L’objectif est bien d’éviter le cumul des lacunes dues au premier confinement, dont les témoignages reçus à La CSF font apparaître de nombreux cas de décrochage ou des nouvelles fragilités dans les apprentissages.
En effet, le suivi des cours par visioconférence ou à distance n’est pas toujours une bonne solution. A ce jour, de nombreux problèmes n’ont pas été résolus : manque de matériels, connexion internet parfois instable pour les familles, logement inadéquat pour suivre des cours, insuffisance des équipements des professeurs pour réaliser des cours à distance.
La CSF réaffirme que l’éducation pour tous est une des conditions fondamentales de l’égalité des chances et constitue le socle d’une société plus juste.

La CSF exige une protection à la hauteur du niveau de risque actuel
La CSF alerte fortement l’État sur l’absence criante de respect des règles sanitaires de la part des enfants et des jeunes, du fait d’un protocole difficilement applicable pour les établissements.
Aussi, elle invite les familles à la plus grande vigilance, car le brassage lié à l’activité des enfants pourrait nuire à court terme, à l’efficacité des mesures prises pour stopper la propagation du virus.

La CSF rappelle aussi que cette situation découle en partie des reformes et des coupes budgétaires prises depuis maintenant de nombreuses années.
Dans son action et son engagement national, La CSF soutient, accompagne et conseille les familles durant cette période de difficultés accrues, elle revendique le maintien des droits et des conditions de vie dignes pour tous.


Communiqué de Presse / Format PDF


Johan JOUSSEAUME . Secrétaire Confédéral – Secteur Education
jjousseaume@la-csf.org | 07.83.99.38.26
Charlotte BARRE . Chargée de Mission – Secteur Education
cbarre@la-csf.org | 06.84.15.54.89

La Confédération Syndicale des Familles, sous le choc, condamne fermement les actes de barbarie atroces dont a été victime le professeur d’Histoire Géographie Monsieur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine le Vendredi 16 Octobre 2020.
Monsieur Paty, tué pour avoir présenté des caricatures de Mahomet à des élèves de 4ème dans un cours d’Education Morale et Civique sur le thème de la liberté d’expression, nous rappelle justement combien cette liberté est précieuse et fondamentale.

Ces événements nous remémorent douloureusement ceux de Charlie Hebdo, et nous invitent collectivement, une nouvelle fois à ne rien céder à la haine et à l’obscurantisme religieux. Ce n’est pas seulement un devoir, c’est un combat. La CSF le mènera sans relâche partout où elle agit !

La CSF rappelle donc que partout, dans les territoires et dans nos quartiers, la transmission de des valeurs communes est essentielle. L’éducation et la construction de l’esprit critique sont la condition de la démocratie et de la lutte contre le terrorisme.

« Tous éducateurs »
Réaffirmons, qu’un professeur est tout à fait en droit de montrer ses ces caricatures et qu’il exerce son rôle de professeur et de citoyen.
S’exprimer, débattre, argumenter, délibérer, sont des préceptes essentiels pour se forger une opinion, mais aussi pour bâtir une société plus juste et plus belle. La diversité des façons de penser, des religions ou encore de modes de vie constituent les fondations de notre « vivre ensemble ».

Pour La CSF, l’école est un pilier dans la construction de la société d’aujourd’hui et de demain. La République s’appuie sur ce pilier afin de former des citoyens éclairés, critiques, en capacité d’exprimer leurs désaccords sans violence et sans haine.

Rappelons que l’origine de ce conflit, entre un parent et un professeur vient également réaffirmer que l’éducation des enfants est l’affaire de tous. Il est important de favoriser au sein des écoles des espaces et de discussions qui permettent à tous les acteurs éducatifs d’aller dans la même direction.

La CSF, en tant qu’association d’éducation populaire agissant dans de nombreux territoires sensibles de la République œuvre auprès des familles qu’elle accompagne et des militants et bénévoles qu’elle fédère pour faciliter, encourager et défendre la liberté d’expression.


Communiqué de Presse / Format PDF


Johan JOUSSEAUME . Secrétaire Confédéral – Secteur Education
jjousseaume@la-csf.org | 07.83.99.38.26

Charlotte BARRE . Chargée de Mission – Secteur Education

cbarre@la-csf.org | 06.84.15.54.89

La FNAAFP/CSF, Fédération de l’Aide à Domicile, vient de communiquer sur la modification de la gouvernance de la Fédération :

“…
Après 5 années au poste de président de la Fédération, Christian Zytynski a souhaité quitter ses fonctions. Nous le remercions pour le travail accompli durant ces années dans un contexte très difficile pour notre secteur, et nous lui souhaitons de profiter désormais d’une retraite bien méritée après plusieurs postes de direction dans des structures importantes de l’aide à domicile.

Le 25 septembre dernier, le conseil d’administration de la FNAAFP/CSF a souhaité porté aux responsabilités une gouvernance collégiale qui s’incarne par l’élection d’un président et de deux vice-président.e.s.

| Nicolas Guillon | Président
48 ans, militant de La CSF 49 depuis les années 2000, il s’intéresse à la question du logement. Il intègre naturellement le conseil d’administration de l’AAFP49/CSF Angers Cholet en 2008. En 2017, il est élu à la présidence de l’AAFP49/CSF et intègre le conseil d’administration de la FNAAFP/CSF.
Chargé d’insertion professionnelle, il reprend ses études en 2011 au CNAM Pays de la Loire pour se spécialiser dans l’approche des parcours de vie et l’accompagnement social. Il rejoint les équipes de Pôle Emploi Pays de Loire en 2015 et participe à la mise en place de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi.
Toujours salarié, il reste sensible à la qualité de vie au travail. Il s’inquiète particulièrement des conditions de travail des métiers de l’intervention sociale et familiale. Il est également attentif aux changements de notre société et à l’évolution des modèles familiaux.

| Carole Kupisz | Vice-présidente
46 ans, elle a commencé sa carrière dans le secteur sanitaire en qualité d’infirmière puis cadre de santé, principalement auprès des personnes âgées et des personnes handicapées avant d’intégrer le secteur du domicile, il y a 7 ans. Elle est titulaire d’un Master 2 en GRH, d’un MAE, d’un MBA en management international et du CAFDES depuis 2017. Elle a fait le choix affirmé et volontaire d’exercer dans le secteur public ou privé à but non lucratif (hôpitaux, associations) avant d’intégrer l’AAFP/CSF de Gironde, association famille basée à Bordeaux, comme directrice, en 2013.

Depuis, elle a intégré le Conseil d’Administration de la fédération régionale sud-ouest de la FNAAFP/CSF, puis celui de la fédération nationale en 2017. Elle est également actuellement vice-présidente de la CPREFP Nouvelle-Aquitaine.

| François Edouard | Vice-président
Pilier de notre fédération, militant à La Confédération Syndicale des Familles (La CSF) et à la FNAAFP/CSF depuis de nombreuses années, il est actuellement trésorier des AAFP/CSF de Flers, Arras et Caen.
Il est également trésorier d’Uniformation après en avoir assuré la présidence lors du mandat précédent, ainsi que délégué régional Normandie de l’UDES depuis 2019.
Très impliqué sur les questions touchant à la famille, il est à l’origine, avec d’autres militant.e.s, de l’engagement de notre fédération sur les questions de périnatalité.
Il est à l’origine, avec les professionnel.le.s de l’accompagnement de l’enfant et des parents autour de la naissance, de la création en 2019 de l’alliance francophone pour la santé mentale périnatale.

…”

Communiqué ‘nouvelle gouvernance’ / Format PDF

| Contacts presse |
FNAAFP/CSF : Stéphane Landreau : slandreau@fnaafp.org – 06 77 05 53 35

En matière d’énergie, un projet de texte transposant une directive européenne prévoit de lier la vente d’un contrat de fourniture d’énergie à la vente de matériel permettant de faire de la maitrise de l’énergie, le consommateur serait donc engagé pour 3 ans et se verrait facturer des frais de résiliation s’il résilie avant le terme du contrat.

Cela représenterait une régression incroyable en matière de droit de la consommation puisque cela reviendrait à rendre le consommateur “captif” du fournisseur d’énergie au moins pendant les années d’engagement obligatoire et ne lui permettrait pas de choisir ses outils de maitrise de l’énergie selons ses besoins et souhaits.

Après un courrier aux pouvoirs publics et un échange téléphonique, il a donc été décidé, avec la participation de ‘Familles Rurales’ et ‘UFC Que Choisir’, d’écrire directement à Mme Barbara Pompili, Ministre de la Transition Ecologique en charge du dossier

En esperant avoir l’écoute de Mme Pompili, nous allons continuer à revendiquer pour défendre les droits et libertés des consommateurs !


Courrier à Mme Pompili / Format PDF


Contact | Elsa COHEN | ecohen@la-csf.org

Un premier pas pour les droits des pères !

Mardi 22 septembre 2020, l’Elysée a annoncé l’allongement de la durée du congé de paternité passant de 14 à 28 jours. Avec cette réforme, les futurs pères bénéficieront d’un droit à 3 jours de congés payés par leur employeur. Les 25 jours restants seront pris en charge par la sécurité sociale. Le Président de la République a annoncé que 7 jours de congé paternité seront désormais obligatoires.

La Confédération Syndicale des Famille se réjouit de ce premier pas décisif pour les pères. En effet, la présence des deux parents dans les premiers jours de l’enfant est primordiale pour son développement. Comme de nombreux spécialistes l’indiquent, La CSF porte la conviction que si le couple parental s’occupe ensemble du bébé, des effets très concrets se produiront notamment dans la prévention des risques comme la dépression post-partum.

Une mesure qui reste insuffisante !

Dans son rapport sur les 1000 premiers jours de l’enfant, la commission d’experts préconise la mise en place d’un congé paternité de 9 semaines, soit environ 1 mois de plus que ce que propose le Président de la République. Pour La CSF le congé paternité, comme elle l’avait exprimé auprès de Monsieur Taquet Secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles, doit être au minimum de 9 semaines.

En outre, cette mesure réduira certainement les inégalités entre les hommes et les femmes. Les tâches domestiques sont trop souvent réservées à la mère. Pour La CSF les mesures ne vont pas assez loin. Pour répondre à une volonté concrète et collective d’égalité, il faut impérativement allonger l’obligation des 7 jours

Enfin, le congé parental soulève la problématique de l’indemnisation des parents qui devrait comme l’indique le rapport des 1000 premiers jours de l’enfant être « suffisamment attractif pour permettre à l’enfant de rester avec l’un ou l’autre de ses parents durant sa première année et d’intégrer ainsi un système d’accueil formel à 1 an ». La CSF rejoint la proposition du rapport pour une indemnisation à hauteur de 75 % du revenu perçu par un des deux parents et demande au gouvernement d’agir concrètement dans ce sens.


Communiqué de Presse / Format PDF


Johan Jousseaume . Secrétaire Confédéral ‘Education- Familles’
jjousseaume@la-csf.org

Charlotte Barre . Chargée de mission ‘Education – Familles’
cbarre@la-csf.org

L’Union sociale pour l’habitat a organisé le 15 septembre à l’Espace Grande Arche de la Défense, un congrès « restreint » sur une journée au lieu des trois communément, en raison des restrictions sanitaires qui impactent toutes les grandes manifestations.

Cette journée a accueilli 350 visiteurs environ qui ont pu assister à 4 débats portant sur les propositions de relance de l’USH, les aides européennes pour l’habitat, le renouvellement urbain et la lutte contre le réchauffement climatique. La remise des Trophées de l’Innovation HLM a été maintenue afin de valoriser le travail accompli par les salariés des bailleurs sociaux. Enfin le discours d’Emmanuelle Wargon, Ministre du Logement est venu clôturer cette initiative et a été l’occasion d’annoncer le plan de relance du gouvernement pour la rénovation thermique de l’habitat.

Lors du débat « Pour être utiles ensemble, les propositions du Mouvement Hlm pour une relance juste et durable », Romain Biessy, Secrétaire Confédéral de La CSF en charge de l’habitat a été invité à s’adresser en tant que Président du Conseil Social de l’USH aux présidents et présidentes des fédérations. Il a été fait état de l’urgence de produire des logements réellement abordables en fixant des loyers correspondant au plafond de calcul des APL et de renforcer le financement de l’Aide à la Pierre afin de produire des logements plus grands et moins chers. En effet la période de confinement a mis en lumière les problématiques de sur occupation et de solvabilisation des ménages. Enfin l’avis du Conseil social portant sur la VEFA (Vente en Etat Futur d’Achèvement) a été restitué en invitant les bailleurs à maintenir leur savoir-faire de maîtrise d’ouvrage direct afin de garantir la qualité des logements construits ou acquis.

La table-ronde sur les propositions du “Mouvement HLM pour une relance juste et durable” est visible dans son intégralité sur cette vidéo de l’USH.

L’intervention de La CSF est à la 37ème minute !

La CSF lance une pétition pour demander un moratoire sur le développement des réseaux de cinquième génération

Le futur déploiement de la 5G est annoncé partout. Le début des enchères pour l’attribution des fréquences a d’ailleurs été fixé pour fin septembre 2020. Pourtant, personne ne sait rien sur l’impact de cette technologie sur la santé et l’environnement.

L’Anses, dans son rapport préliminaire publié en février 2020, annonce manquer de données pour l’évaluer, et partout en Europe des voix s’élèvent pour demander de « ralentir » sur la 5G. Mais la Commission européenne voit dans le déploiement de cette technologie une « opportunité stratégique », voire même une « révolution », autant dire une manne financière qui pourrait être largement surestimée d’après certains chercheurs (William Webb), et surtout qui bénéficierait plus aux industriels qu’aux consommateurs. A quel moment un débat public sur la question a-t-il été organisé ? La marche forcée vers la 5G se fait sans les citoyens, à coup de « compétitivité », en partant du principe qu’une société ultra-numérique est voulue de tous, et sans appliquer le principe de précaution concernant une technologie dont on ne sait rien.

La CSF refuse que l’on vende la santé au prix du profit, et refuse que la société se dessine à l’image d’industriels et non à l’image des citoyens.

Nous demandons donc un moratoire sur le développement des réseaux de cinquième génération au nom du principe de précaution, et plus largement au nom d’un principe démocratique : tant qu’il n’y aura pas d’évaluation préalable ni de débat public sur la 5G, le déploiement doit être stoppé.

! Signez la pétition !


L’apparition du Corona Virus n’a eu de cesse de bouleverser les équilibres, modifier les repères et changer les pratiques. Ces dernières années le coût de la scolarité suivait de façon relativement fidèle le cours de l’inflation avec des chiffres qui oscillaient entre 0 et 1 %.

Cette année 2020 est exceptionnelle puisque le coût de la  scolarité augmente de plus de 6 %. Les échanges que nous avons pu avoir avec les familles nous ont permis d’éclairer les raisons de cette hausse très importante :

||| Télécharger le dossier complet ‘Coût de la Scolarité 2020’ |||

||| Télécharger les annexes du dossier du ‘Coût de la Scolarité 2020’ |||

Le numérique toujours plus présent

La crise du corona virus est venue fortement accentuer une logique déjà à l’œuvre depuis quelques années : la place de plus en plus importante du numérique dans la scolarité des enfants. En effet, dès la sixième, il devient difficile pour un enfant d’effectuer certains travaux (exposés et devoirs maison) sans un minimum d’équipement numérique : ordinateur, tablette, connexion internet, imprimante.

Depuis plusieurs années, la présence de matériel numérique dans les listes de fournitures est devenue une pratique courante.

Les listes s’allongent …

Ce n’est pas une hausse très significative mais nous constatons dans les listes recueillies un nombre plus important d’articles que l’an passé. La période de confinement a probablement impacté le choix des enseignants dans la composition des listes, beaucoup d’entre eux ont davantage voulu accompagner le travail des enfants à la maison. Cela s’est donc traduit par des demandes plus importantes en termes de fournitures.

Investir l’école est rassurant pour les parents

Tous les jours, les conséquences de la pandémie nous alarment et nous inquiètent. Les inégalités entre riches et pauvres se creusent. Le taux de chômage actuel  (plus de 14 %) et le nombre de personnes passées sous le seuil de pauvreté (plus de 10 millions d’individus) battent des records.
Cette atmosphère pessimiste et anxiogène incite les parents à davantage investir dans la scolarité de leurs enfants. Une traduction concrète est que les parents privilégient les fournitures de qualité plutôt que les premiers prix.

Une augmentation significative en CP et en 6 ème

Avec plus de 10 % d’augmentation du coût de la scolarité en classe de CP et de 6ème, les parents investissent plus particulièrement les changements de niveau car il s’agit d’un moment charnière et décisif pour leurs enfants.

Les parents veulent faire plaisir à leurs enfants

Au regard des témoignages (livret confinement) que nous avons recueillis, le confinement fut difficile à vivre pour tout le monde. Cela fut plus particulièrement vrai pour les enfants, qui, pour la plupart, n’ont pas vraiment compris ce qui s’était passé. Beaucoup d’entre eux ont souffert de l’enfermement et de l’éloignement avec leurs camarades de classe. Les parents soucieux de vouloir «effacer» le mauvais souvenir du confinement ont été plus généreux que d’habitude en cédant sur l’achat des fournitures de marque et parfois à l’effigie de personnalités ou clubs célèbres.

L’ARS : une augmentation « exceptionnelle » bienvenue

L’effort exceptionnel d’augmenter de 100 € l’ensemble de l’ARS pour les familles à la rentrée, est un geste du  gouvernement dont La CSF se réjouit. L’épreuve du confinement fut, pour les familles les plus défavorisées, très  éprouvante à bien des titres, notamment sur le plan financier.
D’ailleurs, beaucoup de familles sont encore impactées aujourd’hui.

100 € ne compensent pas la perte d’un emploi, mais cet effort significatif donnera une bouffée d’air aux familles pour affronter la rentrée et son cortège de dépenses incontournables…

Restauration scolaire, logement transport, aides régionales et départementales …. des inégalités, toujours des inégalités !

Chaque année nous étudions les  prix des logements et de la restauration ville par ville. Nous observons les montants des aides et les prix des transports région par région, nous constatons que l’impact  budgétaire pour les familles, en charges comme en ressources, dépend d’abord de leur lieu de vie et nous mettons en exergue des inégalités territoriales graves. C’est pourquoi, La CSF revendique depuis de nombreuses années des pratiques uniformisées pour l’ensemble des postes de dépenses liées à la scolarité : encadrement des loyers, harmonisation des prix de la cantine, gratuité des transports scolaires…

L’instruction obligatoire à 3 ans : une nouveauté à mieux penser

Si cette mesure va dans le bon sens au regard de l’égalité des chances devant l’Éducation, elle reste symbolique puisque 97 % de ces enfants étaient déjà  scolarisés. La vraie question pour La CSF est celle des objectifs fixés à cette obligation d’instruction et des moyens afférents. La deuxième interrogation, corollaire de la précédente, concerne l’impact financier pour les familles. Au motif de cette obligation d’instruction, va‐t‐on assister au retour de listes pléthoriques de fournitures demandées aux familles, listes que nous avons combattues dans le passé et qui avaient quasiment disparu ?

Nous rappelons la notion de Gratuité absolue de l’instruction obligatoire, d’autant que cette scolarisation n’est pas  accompagnée d’une aide aux familles puisqu’il n’a pas été envisagé d’étendre l’ARS à cette tranche d’âge

La CSF exige que l’ensemble des dépenses en maternelle soient prises en charge par l’école. Dans cette optique un  soutien de l’état est nécessaire.

Pas de liste ministérielle cette année :

Tous les ans, nous analysions la liste de fournitures proposées par le ministère de l’éducation. Cette liste nous permettait d’analyser les préconisations au regard des pratiques d’achat concrètes des familles. Nous avons fréquemment contesté l’utilité de cette liste car elle est assez peu suivie par les enseignants.

Nous avons toujours milité pour que les listes de fournitures soient discutées avec des associations nationales de parents d’élèves car elles sont parfois excessives et représentent un coût important pour les familles. Cette harmonisation que nous appelons de nos vœux serait sans doute un vecteur de plus d’égalité et de justice entre les familles.

A l’heure où nous bouclons le dossier, le Ministère n’a toujours pas produit sa liste type. Pas de commentaires donc.

Une bataille des idées à mener

La CSF est une association qui agit depuis 1946 auprès des pouvoirs publics pour faire reconnaître et évoluer le droit des familles. Attentive aux évolutions sociétales, elle condamne les inégalités et injustices grandissantes entre les familles aisées et plus précaires. Le corona virus n’a fait que mettre en lumière un système scolaire inadapté et élitiste. Il nous faut repenser l’éducation, l’école, l’écologie, etc, afin que notre modèle de société réponde  davantage aux valeurs de justice, d’égalité et de respect de l’environnement. Nous appelons ces changements de nos vœux. Et il y a urgence !

L’effort exceptionnel d’augmenter de 100 € l’ensemble de l’ARS pour les familles à la rentrée, est un geste du gouvernement dont La CSF se réjouit.

L’épreuve du confinement fut, pour les familles les plus défavorisées, très éprouvante à bien des titres, mais d’abord au plan financier, et l’impact en est encore actuel. 100 € ne compensent pas la perte d’un emploi, mais cet effort significatif donnera une bouffée d’air aux familles pour affronter la rentrée et son cortège de dépenses incontournables.

Cette augmentation va permettre aux familles, principalement pour les enfants scolarisés en école élémentaire et au collège, de mieux s’adapter aux nouvelles exigences de l’école liées au développement du numérique dont le coût constitue une inégalité flagrante.
Au lycée, même avec cette augmentation, l’ARS couvre à peine les frais de rentrée mais pas ceux de l’année scolaire, et demeure insuffisante pour les filières professionnelles.

L’introduction de l’instruction obligatoire dès 3 ans, si elle est une mesure saluée par La CSF qui la revendiquait depuis longtemps, s’oppose d’emblée au principe de gratuité de l’école au regard des listes de fournitures demandées aux familles, alors qu’elle ne leur ouvre pas de droit à une compensation financière. L’avancement de l’âge de la scolarisation ne s’accompagne pas de l’extension de l’ARS.
La CSF dénonce cette demi-mesure qui pèse encore et toujours sur les familles les plus modestes

La CSF demande :

– Une école complètement gratuite pour tous les enfants entre 3 et 6 ans
– Une modulation significative de l’Allocation de Rentrée Scolaire, pensée en fonction des niveaux et des filières (élémentaire, collège, lycée général et professionnel) et non en fonction des âges
– Une TVA à 5.5 % pour les fournitures de rentrée scolaire correspondant aux produits de première nécessité.


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Contact Presse :
Charlotte Barre . Chargée de mission Education
cbarre@la-csf.org   |   06.84.15.54.89

Johan Jousseaume  . Secrétaire Confédéral de La CSF
jjousseaume@la-csf.org   |   07.83.99.38.26