Élections des représentants des locataires : le meilleur moyen de vous faire entendre !

Pour La CSF, la campagne HLM est l’occasion de mieux faire connaître le travail accompli au quotidien et de renforcer le poids de la CSF en tant que grande organisation de locataires, capable de défendre les intérêts des familles et de contribuer à l’amélioration de leur vie quotidienne.

Faire vivre la démocratie

Les élections HLM/EPL ont lieu tous les 4 ans. Ces élections offrent aux locataires du parc social la possibilité de choisir leurs représentants au sein des Conseils d’Administration de près de 800 organismes de logement social.

Ces bailleurs sociaux gèrent en tout plus de 4,7 millions de logements sur le territoire métropolitain et dans les DOM.

En reconnaissant au représentant des locataires un pouvoir décisionnel, les élections contribuent au nécessaire rééquilibrage des rapports locatifs.

Elles permettent de reconnaître que les usagers du parc social ne sont pas réductibles à de simples « clients ». Ils ont bien vocation à être des acteurs à part entière de l’action publique en faveur d’un habitat de qualité et d’un « mieux vivre ensemble ».

Cette revendication est d’autant plus légitime :

que les locataires remplissent une fonction économique de premier plan : le budget des organismes HLM et des EPL repose en grande partie sur les loyers versés chaque mois par les familles,

que les locataires sont des « experts de l’usage », et que leur avis mérite donc d’être pris en compte par les bailleurs, dès lors qu’il est question d’aménagement, de choix des travaux, de gestion quotidienne ou de vie collective.

Dans cette logique, l’élection des représentants des locataires dans les CA des organismes de logement social est l’un des principaux moyens – avec la concertation locative – permettant d’établir un dialogue constructif avec les habitants, inscrit dans la durée.

Encore faut-il avoir, côté bailleur, des interlocuteurs motivés, prêts à entendre et à prendre en compte les besoins et attentes exprimés !

Mais lorsque les bailleurs jouent effectivement le jeu du dialogue social et donnent une vraie place aux représentants des locataires, on s’oriente vers une meilleure qualité de vie, une amélioration de la gestion des immeubles et un « mieux vivre ensemble ».

La CSF obtient des résultats au quotidien pour les locataires

Représenter les locataires un rôle essentiel

Le représentant des locataires tire sa légitimité de son élection au suffrage direct.

Il est là pour représenter les intérêts collectifs de tous les locataires, et non les intérêts particuliers de tel locataire ou de telle cité.

Il est aussi gestionnaire de son organisme d’HLM et, à ce titre, doit donner son avis par un vote sur toutes les décisions et/ou positions que le CA est amené à prendre.

Mais il le fait toujours en cohérence avec le rôle rappelé ci-dessus.

Il peut être un « contre-pouvoir », par ses prises de positions sur un certain nombre de sujets, même s’il se retrouve souvent minoritaire du fait de la composition des CA. Il bénéficie de la réflexion collective de la CSF.

Un représentant des locataires est membre de droit de la commission d’attribution des logements. Un représentant peut également siéger au sein de la commission d’appel d’offres.

Que votent les membres du conseil d’administration ?

Le conseil d’administration sert à gérer l’organisme HLM/SEM.

Ainsi, les membres du conseil d’administration votent :

– la politique générale de l’organisme

– les orientations en matière de politique de loyers (augmentations, surloyers etc.)

– le budget et approuve les comptes

– les programmes de construction et de réhabilitation

– les emprunts et placement de fonds appartenant à l’organisme

– les engagements en matière de qualité de service

– la politique d’attribution des logements (notamment au sein de la commission d’attribution des logements à laquelle participe un élu des locataires au moins)